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Le financement participatif

Alternative intéressante au financement bancaire classique, le financement participatif ou crowdfunding — littéralement financement par la foule — permet de financer tout type de projet : entrepreneuriat, association, etc. Depuis plusieurs années, tous les feux sont au vert pour le financement participatif en France avec une hausse de 59 % des montants collectés en 2017. Le succès de ce mode de financement s’explique en partie par l’ordonnance n° 2014-559 du 30 mai 2014 relative au financement participatif qui lui a donné un cadre réglemente permettant une sécurisation juridique des transactions et une protection des investisseurs.. Ce décret de loi a été conforté par l’ordonnance portée par le ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique adopté le 28 mai 2018 en Conseil des ministres portant sur la reconnaissance de la finance participative et à l’assouplissement des règles qui la régissent tout en veillant à la protection de l’épargnant. Le point.

Financement participatif : de quoi s’agit-il ?

Le financement participatif est un mode de financement qui consiste pour un porteur de projet à collecter de l’argent par petit montant auprès d’investisseurs particuliers via une plateforme en ligne dédiée afin de financer un projet. Financement Participatif France ou FPF définit le crowdfunding comme « un outil de collecte de fonds opéré via une plateforme internet permettant à un ensemble de contributeurs de choisir collectivement de financer directement et de manière traçable des projets identifiés ».

Le financement participatif est souvent sollicité en complément d’autres solutions de financement comme les prêts bancaires, les prêts d’honneur, les microcrédits, et s’adresse aux créateurs, repreneurs, entrepreneurs et associations qui :

  • Ont été refusés par les banques ;
  • Recherchent un plan de financement complémentaire ;
  • Veulent se constituer une communauté de clients et tester en même temps leur projet.

Le financement participatif peut prendre plusieurs formes :

  • Le don ;
  • Le prêt ;
  • Et l’investissement en capital.
  • Le don ou reward crowdfunding

Le don peut être :

  • Sans contrepartie : il s’agit d’un coup de cœur ;
  • Avec une contrepartie symbolique : un mot de remerciement, une carte postale, un goodie à l’effigie de l’entreprise, etc.
  • Une prévente ou une précommande du futur produit.

Le don est un excellent moyen de tester le marché, de connaitre la réaction du public par rapport au produit/service, et de connaitre sa cible.

  • Le prêt ou crowdlending
  • Le prêt peut être :
  • Sans intérêt ;
  • Avec intérêt, sans garantie ni caution ;
  • Des minibons.

Le prêt est notamment sollicité pour financer des besoins que les banques ne prennent pas en compte, comme c’est le cas des besoins en liquidités, des projets d’investissements immatériels, etc. Le montant est limité à 2 000 euros par prêteur s’il est rémunéré et 5 000 euros s’il ne l’est pas.

En principe, le prêt est consenti pour une durée maximale de 7 ans avec un taux d’intérêt de l’ordre de 8 % environ s’il est rémunéré.

L’investissement en capital ou crowdequity

Cette forme de financement participatif fait entrer l’investisseur dans le capital de l’entreprise qu’il soutient. Il peut être :

  • En capital : la rémunération prend la forme de dividendes ou de plus-values réalisées lors de la cession des titres ;
  • En obligations : c’est-à-dire que l’investisseur est rémunéré en intérêt.
  • Contre royalties : l’investisseur reçoit des commissions sur le chiffre d’affaires.

Généralement, l’investissement en capital permet de financer des projets qui ne séduisent pas ou peu les investisseurs traditionnels, comme la promotion immobilière. Pourtant, dans certains cas, il ouvre droit à un avantage fiscal pour l’investisseur.

Un projet peut se financer à hauteur de 1 million d’euros maximum en capital ou en prêt avec une limite de 1000 euros par investisseur.

Comment ça marche ?

Le financement participatif met en relation deux parties : le porteur de projet qui ne possède pas les ressources suffisantes pour le mener à bien et l’investisseur qui souhaite financer un projet pour le soutenir ou pour booster son épargne. Les projets sont présentés sur les plateformes en ligne et les investisseurs choisissent ceux dans lesquels ils souhaitent investir.

Pour sélectionner les projets, les plateformes se basent sur plusieurs critères :

  • La viabilité et la pertinence du projet ;
  • Le professionnalisme du porteur de projet ;
  • La véracité des informations communiquées.

Attention, le financement participatif au même titre que tous les autres types d’investissements comporte un risque de perte totale ou partielle du capital investi ou des fonds prêtés. Ainsi, il est conseillé d’évaluer les risques avant d’investir.

  • Se renseigner sur les modalités de rachat ou de sortie ;
  • S’assurer que les fonds collectés seront effectivement alloués au projet sélectionné ;
  • Vérifier que la plateforme de financement participatif est agréée par l’AMF et enregistrée à l’ORIAS ;
  • Vérifier que son statut correspond bien à son objet.

Bon à savoir : en règle générale, les plateformes de financement prennent une commission de 5 à 12 % sur les sommes récoltées.